Archive for the 'les carnets' Category

« … Et puis quelques Chinois en guise de cousins. »



Après l’ouverture des marchés on les avait vu débarquer,
petit à petit, avec peu de « na-na-des-manières » quant à l’habitat,
s’installant entre quatre murs et deux tôles avec leur petite famille en faisant leurs petits business sans demander son reste à personne.
Entre eux, les expat’ sortaient des blagues douteuses du style « j’nem pas çà », ou « … Vont marcher à la baguette! » et encore « où y a de la Yen , y a pas d’plaisir »…
(Vieux fonds racistes fleurant son « Buck Danny » des années ’50, avec « ces sales faces de citron », etc. Chères à Charlier et Hubinon via les « Jerry Tumbler et Sonny Tuckson réunis ».)
Ma mère, qui n’était pas douée pour les langues, avait le chic pour intégrer la culture du « presque soleil levant » avec force gestes…
Et sabir de swahili (?… Comprenne qui pourra!); toujours est-il que notre nouvelle voisine avait craché le morceau et les recette avec.
La tolérance et le métissage passait par la cuisine.
Et, après tout, on avait appris à en faire… Des nems.
C’était bon!…
Les mômes étaient à croquer.
nota bene: j’en avais déjà parlé ici

Humour sur soie.


En rangeant ma chambre… Voila t’y pas que je retombe sur un vieux cahier!
V. était danseuse avec un délicieux accent rocailleux venu de l’Est,
une Nature généreuse l’avait pourvue d’un humour à toute épreuve,
prenant la moindre vicissitude pour une grosse blague;
sa philosophie de vie en devenait contagieuse.
J’écris ces lignes avec un sourire en coin.
(C’est madame de K. qui va être contente,
elle qui confessait hier:  » je suis nostalgique du temps où tu nous montrais par ici des dessins, collages, et autres peintures… »!
… Voila, madame est servie;O)

Erratum… De Savoie (comme dirait L°ïs).


Rendons à César son écriture, sur feuilles volantes…
Voici la sienne, la seule, la vraie!
celle d’une Dame qui n’est allée à l’école que jusqu’à douze ans et fut apprentie couturière de treize à seize avant d’aller en Afrique, en ’39, rejoindre ses parents avec ses deux soeurs.
La suite, je tente de la raconter par bribes et lambeaux disparates, à l’image de cette mémoire qui lui fait à présent si cruellement défaut.
Le docteur: pouvez-vous me dire ce que font cent moins sept?
Elle:…?!
Le docteur: cent moins sept…
Elle: jeudi?
… Adorable! Elle est adorable… Je sais qu’elle savait lire, écrire et compter…
Surtout compter!
moi… Je conte.

Quand Isabelle dort.


Croire que j’ai profité de l’occasion n’est pas faux.
J’ai bu le croissant et mangé le café
et dans l’autre main empoigné mon feuille et ma crayon.
S’étant rendormie, son petit dèj. attendrait.

M. et le fond.


Quand on te prend en photo a côté de Mickey,
est-ce que l’homme a l’intérieur de Mickey sourit ?

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